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Tombé du ciel

  • Un vol au coucher du soleil

    Récemment, des amis m'ont fait une proposition à la don Corleone : une proposition que je ne pouvais refuser. J'étais en effet en visite chez eux (à Naples) lorsqu'ils m'ont proposé de faire un vol en hélicoptère. Croyez-le ou non, je n'avais encore jamais eu l'occasion d'en faire un, et j'appréhendais même un peu cette aventure. Non que je sois aérodromophobique : je me déplace régulièrement en avion dans le cadre de mon boulot, et ce sans la moindre difficulté. Mais dès lors qu'il s'agit d'embarquer à bord d'un petit appareil, j'y réfléchis soudain à deux fois. Parce que dussé-je vivre mille ans, je crois que je me souviendrai toujours de ce jour où j'ai fait un vol sur un Cessna, et où les conditions météos se sont brusquement dégradées alors qu'on était à mi-chemin ; j'ai eu l'impression de revivre la scène de l'accident d'avion dans Seul au monde. Et si cela s'est au final mieux terminé (nous avons fini par regagner l'aérodrome sains et saufs), je peux vous dire que j'ai rempli une pelletée de sacs en papier avant qu'on atterrisse enfin ! Depuis ce jour-là, donc, je n'étais pas très chaud pour monter dans un truc qui ne soit pas au moins une péniche de l'air. Mais comment refuser le cadeau d'amis ? Et puis, le pilote m'a tranquillisé d'emblée : non seulement les conditions de vol étaient cette fois idéales, mais l'hélicoptère était à l'avion ce qu'une Berline est à une Zoé. Et en effet, aussitôt que l'appareil a quitté le sol, j'ai pu constater qu'il n'y avait pas la moindre secousse. Il nous est arrivé de passer dans quelques trous d'air, mais en comparaison de ce que j'avais pu ressentir à bord du Cessna, autant dire que c'était gnognotte ! Du coup, cette fois, j'ai véritablement pu admirer le paysage par le cockpit : et c’était juste sublime ! Naples est déjà beau vu du sol, mais j'ai découvert ce jour-là que c'est encore cent fois mieux là-haut. D'autant que mes amis, soucieux de montrer leur coin à son avantage, avaient réservé notre vol à 18h pour que nous puissions admirer ce panorama au coucher du soleil, à la lueur des derniers rayons. Une moment unique ! Mon vol en hélicoptère à Naples a en somme été une excellente expérience. Si vous n'avez jamais essayé, je vous le conseille. Je vous mets en lien le prestataire par lequel je suis passé pour mon vol en hélicoptère, si vous vous laissez tenter. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce de vol en hélicoptère.

  • Insécurité et politiques de sécurité

    Analyser des politiques de sécurité constitue un exercice très particulier : prétendant gérer un « sentiment d’insécurité », ces politiques publiques comprennent beaucoup de pures déclarations verbales, qu’il faut savoir, malgré leur ton péremptoire4 , distinguer des actions concrètes, comme il faut parvenir à discerner l’effectivité de ces dernières, sans traiter par exemple, comme on y est souvent invité, les simples projets comme des mises en œuvre assurées. Seul le recours à une suffisante profondeur chronologique permet d’échapper à la myopie du court terme. L’entrée progressive, au cours des années 1960, dans la consommation de masse et dans son modèle de société s’est accompagnée d’une flambée de délinquance acquisitive : des biens très répandus, très attractifs et mal surveillés, des segments de population qui y ont mal accès par les voies légales, une pression normative relâchée, tout cela s’est combiné pour conduire à une société de vol de masse. Plutôt préoccupé de luttes sociales, de guerre froide et de décolonisation, l’État social des Trente Glorieuses n’avait alors identifié qu’un problème de délinquance : des jeunes des classes populaires tentaient d’accéder à cette consommation par le vol, au lieu d’attendre que l’entrée dans le salariat leur permette d’y parvenir légalement. Pour autant, cette poussée de délinquance ne suscitait guère de sentiment d’insécurité : on pensait tenir le remède par un couplage de la justice des mineurs et de la prévention spécialisée. Au bout du compte, cette politique reposait sur la capacité à ramener au monde industriel les jeunes égarés quelque temps sur des chemins de traverse. La tâche était facilitée par l’insatiable appétit de l’usine pour du personnel faiblement qualifié (les mal nommés ouvriers spécialisés ou OS) qui participait alors, serait-ce à un rang modeste, au salariat stable. Au cours des années 1970, la dualisation du marché du travail a ruiné ce modèle en refoulant les mal qualifiés dans le chômage chronique et la précarité. En fin de période, la désindustrialisation cantonnera les emplois peu qualifiés dans le secteur tertiaire, où l’employabilité repose sur d’autres compétences : si l’emploi industriel n’implique guère de relations avec des tiers, au contraire l’emploi tertiaire suppose souvent de pouvoir gérer des contacts avec la clientèle. Il exige ainsi des qualités de relation et même tout simplement d’apparence qui sont réputées manquer aux garçons des quartiers de relégation. Pendant ce temps, la délinquance acquisitive n’a pas cessé de flamber, et c’est alors que l’insécurité a surgi. En outre, le dernier quart de siècle a vu progressivement émerger des formes d’agression expressive. Elles sont, au moins partiellement, liées à la transformation de certains quartiers, conçus à l’origine comme habitats transitoires sur le chemin de l’ascension sociale, en zones de relégation urbaine. On y voit alors surgir une problématique de la réputation très proche de celle de l’honneur qui gouvernait les sociétés traditionnelles : la défense contre les atteintes brutales de la relégation ne peut guère mobiliser d’autres ressources que celles du corps, la virtuosité verbale, la force physique. C’est ainsi qu’une violence expressive vient s’ajouter à la délinquance acquisitive. Elle se traduit par des compétitions plus ou moins brutales entre groupes de jeunes et par des accrochages entre ces groupes et les représentants des institutions sociales, policiers d’abord, mais aussi pompiers, enseignants, animateurs de toutes sortes, voire médecins ou chauffeurs de bus… À la différence toutefois des sociétés traditionnelles, ce langage de brutalité est incompréhensible en dehors des zones de relégation. Il effare une société qui adhère à l’idéal d’éloignement des corps dans l’espace public et suscite de très fortes réactions de rejet. On comprend ainsi la place – qui semble démesurée de prime abord – faite à la dénonciation de la violence dans un pays où l’agression grave ou létale demeure à un niveau très faible.

  • Des changements nécessaires

    Dans le domaine de la réglementation des paiements de détail, l’Autorité bancaire européenne, en étroite collaboration avec la BCE, a préparé les projets de normes techniques de réglementation sur l’authentification forte des clients et sur une communication commune et sécurisée dans le cadre de la DSP2. Une fois qu’elles seront approuvées, les mesures de sécurité exposées dans les normes techniques de réglementation entreront en application 18 mois après la date d’entrée en vigueur de ces normes. Pour la suite, les risques posés par les systèmes de compensation, en particulier les contreparties centrales, pour le bon fonctionnement des systèmes de paiement devraient s’accroître. Ces risques pourraient, in fine, affecter l’objectif principal de l’Eurosystème, à savoir le maintien de la stabilité des prix. En ce qui concerne les contreparties centrales, deux propositions relatives à une révision d’EMIR ont été adoptées par la Commission européenne en 2017. La première proposition vise à alléger les obligations de déclaration et de compensation pour certaines contreparties, en appliquant le principe de proportionnalité ; la seconde proposition cherche à améliorer le cadre de l’UE pour l’autorisation et la surveillance des contreparties centrales de l’UE, de même qu’à renforcer les obligations applicables aux contreparties centrales des pays tiers présentant une importance systémique. Ce dernier aspect est particulièrement important à la lumière des volumes considérables des opérations libellées en euros qui sont compensées par des contreparties centrales établies au Royaume-Uni, lesquelles ne seront plus soumises au cadre de réglementation et de surveillance de l’EMIR en raison du retrait ultime du Royaume-Uni de l’Union européenne. Si elle est adoptée, la proposition de la Commission européenne donnerait notamment un plus grand rôle à l’Eurosystème dans la surveillance des contreparties centrales tant de l’UE que de pays tiers. Afin de garantir que l’Eurosystème puisse exercer ce rôle, il est de la plus haute importance qu’il dispose des pouvoirs nécessaires dans le cadre du Traité et des statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne.